L'ankh est un symbole de l'ancienne Égypte etle hiéroglyphe signifiant "vie". Décrit comme une croix surmontée d'une boucle, il représente sans doute une lanière de sandale ou un étui pénien. La plupart des égyptologues défendent la première hypothèse à cause de l'importance de la sandale dans le pays. Il faut se souvenir que la morsure du scorpion guettait ceux qui marchaient pieds nus et constituait un danger de mort réel. Cependant, d'autres thèses défendent l'idée que l'ankh représenterait les organes reproducteurs de la femme, ce qui serait logique, compte tenu du pouvoir qu'on lui prête de donner la vie. Cette association avec le principe féminin ou la déesse est la raison pour laquelle Jacques Saunière, conservateur du Louvre dans le Da Vinci Code, a ajouté de nombreux ankhs aux collections du musée.
La faculté de donner la vie est étroitement associée à la figure du roi, comme le mettent en lumière les scènes représentées dans les temples de l'ancienne Égypte. On retrouve ce phénomène dans les bas-reliefs de la période amarnienne, où les rayons du soleil se terminenl par des ankhs offelts aux narines du pharaon Akhénaton et à son épouse Néfertiti. L'offrande aux narines royales était appelée le "souffle de la vie". Puisque les Égyptiens de l'Antiquité étaient persua- dés que l'écriture possédait une grande puissance occulte, capable de donner vie aux objets, les signes individuels renfermaient leur propre pouvoir divin. L'ankh est devenu une icône magique très courante; on le retrouve souvent porté comme amulette protectrice en raison de sa nature et de son pouvoir intrinsèques. Il faut toutefois que la couleur soit ajoutée au symbole pour que le porteur de l'amulette puisse éveiller l'énergie protectrice. Ainsi un ankh rouge était signe de vie et de régénération, le bleu indiquait la fertilité, le vert symbolisait la guérison, le blanc servait dans les rituels de purification, devenant ainsi la couleur des ankhs religieux, et le noir était le signe de la résurrection d'entre les morts. Aujourd'hui, l'ankh esttoujours utilisé par l'Église copte en Égypte à travers sa croix symbolique, appelée croix ansée.